de l’Ordre de S. Jean de Jérusalem. 179
Fr. CLAUDE DE LA SENGLE.
' 7 . Nous ajoutons que personne ne pourra être élu Prieur de notreEglise, s’il n’est né d'un légitin-e mariage.
Que le s frétés absents du Couvent ne seront point élus Grands-Croix.
Fr. PIERRE DU MONT.
8. Comme il est fort nécessaire que les Freres anciens résident dansle Couvent, pour y rendre les services qui font dûs au Public, Nousdéfendons d’élever à la dignité de Grand.Croix aucun Frété de lapetite, qui se trouvera absent du Couvent, sans charge ou office dela Religion, à moins qu’il n’y fût retenu par quelque empêchementmanifeste & légitime, lequel doit être présenté au Maître & au Con-seil , avec un certificat public & autentique du Chapitre Provincialoudu Prieur & de l’Assemblée. Nous exceptons de cette Loi les Fre-res des vénérables Langues d’Angleterre & d’Allemagne.
De lancienneté requise en ceux qui sont faits Prieurs ou Baillis.
Fr. JEAN DE LASTIC.
9. Il est à propos que ceux que l’on choisit pour le gouvernementde l’Ordre, ayent la connoillance & l’experience nécessaires dans nosaffaires, ce qui ne peut s’acquerir que par un long usage. Ainsi nousdéfendons d’élire aucun de nos Freres*pour Prieur ou Bailli, qui n’aitporté notre habit, du moins pendant quinzeàns, à compter dujourqu’il est entré dans ie Couvent, & qui n’ait vécu fous l’obédience del’Ordre, d’une maniéré irrépréhensible.
Fr. CLAUDE DE LA SENGLE.
10. Il faut même que de ces quinze ans, celui qu’on proposeraen ait passé dix entiers dans le Couvent, tout de fuite ou par inter-valles.
Que les Freres en postulant les dignitez ., ne se servent point de
termes injurieux.
11. Nous défendons à nos Freres, quand ils postuleront les digni—tez, de découvrir les vices, les fautes, ni rien qui puisse faire de la con-fusion à leurs concurrens : de se charger d’injures les uns les autres,& de rien avancer qui puiste faire tort à leur réputation : ils pourrontnéanmoins leur reprocher les défauts, qui selon nos Statuts font ca-pables d’empêcher qu’ils n’obtiennent la Charge dont il fera question,.comme d’être débiteurs du commun trésor, de n’avoir pas fait la ré-sidence requise par les Statuts , d’avoir laissé ruiner les Commande-ries , de n’y avoir point fait d’ameliorissemens, & autres choses sem-blables. Ceux qui en useront autrement ne seront pas écoutez. Siiquelqu’autre que les concurrens s’avise de faire de semblables repro—
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