Band 
Tome quatrième.
Seite
182
JPEG-Download
 

i8t Anciens Et nouveaux Statuts

sages & prudens pour avoir foin des prisonniers , des pauvres, de»malades, des veuves & des orphelins, défendre leurs intérêts, enforte qu’ils ne souffrent ni tromperie , ni violence, ni injustice dansleurs affaires, & les présenter au Maître & au Conseil, ôc en quel-que lieu que ce puisse être, afin que les affligez ne soient pas expo-sez aux calomnies Sc aux injustices.

Fr. CLAÚDE DE LA SENGLE.

19. L’un de ces Procureurs fera homme de Lettres, & aura des*appointetnens.

De la garde que doivent monter quatre Freres dans la tourdu Château-

de Rhodes.

Fr. AIMERY D’AMBOISE.

10. La ville de Rhodes se trouvant située sur les frontières des-Infideles, l’on doit avoir un foin extrême de la bien garder : ainsinous ordonnons que le vénérable Maréchal, ou son Lieutenant,choisissent de tems en tems, lorsqu’ils le jugeront à propos, quatreFreres de Langues differentes, qui monteront toutes les nuits lagarde dans la todr du Château de Rhodes , pendant toute l’année ,l’un desquels en fera nomtaé le Capitaine ; qu’ils les visitent fré-rquemmeht ; qu’ils les corrigent s’ils ont mal fait ; qu’ils en chassentles inutiles, pour leur en substituer de meilleurs : il leur est défendud’y retenir ceux qui auront manqué à leur devoir plus de trois fois.

Ces quatre Freres auront quatre-vingt-seize florins d’appointe-ment par année, chacun vingt-quatre, à prendre fur notre com-mun Trésor, aux dépens néanmoins des vénérables Baillis conven-tuels & capitulasses, Lc de leurs Lieutenans, quand ils feront leurrésidence à Rhodes, excepté le Prieur de l’Eglise ; en sorte que 1 cSccretaire du Trésor, en rendant de trois mois en trois mois lescomptes de leur table, leur décomptera à chacun à proportion la soldede ces quatre Chevaliers , potir le quartier qu’il leur aura payé.Cette ordonnance commencera de s'exécuter le premier de Marsprochain , & fera continuée à l’avenir. Nous abrogeons l’usage descollectes qui se saisissent entre les Baillis & leurs Lieutenans : nousne voulons pas qu’ils soient obligez de rien donner , ni les autres*.Freres de monter cette gardé, comme il s’est pratiqué jusqu’icú.