T) T. S M O R T S. ÏXT
j? n’cn pouvois venir à bout. Je ne jouis’sais plus de tout ce qu’il y a dc ridiculedans le monde ; ce ridicule éroit devenutriste pour moi. Enfin-désespéré d’êtresi sage, j’allai à Delphes, & je priois inf-*tamment le Dieu de m’enfeigner unmoyen de rire. II me renvoya en termesambigus aupouvoir maternel; je crusqu’ilentendoit ma Patrie. J’y retourne,mais ma Patrie ne put vaincre mon sé-rieux. Je commençois à prendre monparti, comme dans une maladie incu-rable, lorsque je sis par hasard un voya-ge à Délos. Là, je contemplai avec sur-prise la magnificence des Temples d’A-*pollen, & la beauté de ses Statues. Iíétoit partout en marbre, ou en or, &de la main des meilleurs Ouvriers de laGréce ; mais quand je vins à une Latone.de bois, qui étoit très-mal faite , & quiavoit tout l’air d’une vieille, je rn écla-tai de rire, par la co-mparaison des Sta-tues du fils à celle de la mere. Je nepuis vous exprimer allés combien je fusétonné, content , charmé d’avoir ri.J’entendis alors le vrai sens de I’OracIe.Je ne présentai point d’offrandes à tousces Apollons d’or ou de marbre. LaLatone de bois eut tous mes dons Sc
L iiij