iz8 Dialoguastons mes vœux. Je lui sis je ne faí com-bien de sacrifices , je l'enfumai touted’encens, & j’eusse élevé un Temple àLatone qui jait rire, si j’eulîe été en étatd’en faire la dépense.
Théo. 11 me lembîc qu’Apollon pou-voit vous rendre la faculté de rire, fansque ce fùt aux dépens de la mere. Vousn'auriés vû que trop d’objets qui étoienEpropres à faire le même effet que La-tone.
Par. Quand on est de mauvaise hu-meur , on trouve que les hommes nevalent pas la peine qu’on en rie ; ilsfont faits pour être ridicules, & ils lefont , cela n’est pas étonnant ; maisune Déesse qui fe met à l’ètre, Test biendavantage. D’ailleurs Apollon vouloitapparemment me faire voir que monsérieux étoit un mal qui ne pouvoicêtre guéri par tous les remèdes hu-mains , & que j’étois réduit dans unétat où j’avois besoin du secours mêmedes Dieux.
Théo. Cette joie & cette gaieté quevous enviés, est encore un bien plusgrand mal. Tout un Peuple en a autre-fois été atteint& en a extrêmementsouffert.