DES M O K T S. T i 5
Par. Quoi , il s’est trouvé tout unPeuple trop dispoíé à la gaieté & à lajoie?
Théo. Oui , c’étoient les Tirin-thiens.
Par. Les heu relises gens !
Théo. Point du tout. Comme ils nepouvoient plus prendre leur sérieux surrien , tout astoit en désordre parmieux. S’ils s’affembloient fur la Place ,tous leurs entretiens rouloient fur desfolies, au lieu de rouler fur les affairespubliques ; s’ils recevoient des Ambas-sadeurs » ils les tournoient en ridicules ;s’ils tenoient le Conseil de Ville, lesavis des plus graves Sénateurs n’étoientque des bouffonneries ; & en toutessortes d’occasions, une parole ou uneaction raisonnable eût été un prodigechez les Tirinthiens. Ils se sentirent en-fin incommodés de cet esprit de plai-santerie , du moins autant que vousî’aviés été de votre tristesse, & ils al-lèrent consulter l’Oracle de Delphes,austi-bien que vous, mais pour une st nbien différente , c’est-à-dire pour luidemander les moyens de recouvrer unpeu de sérieux. L’Oracle répondit ques’ils pouvoient sacrifier un taureau à