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Tome premier.
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DES Aï O R T S. 1 <j f

■tares, Sc qu’enfin toute la terre sembloitn avoir été subjuguée par les Romainsque pour contribuer à leur bonne chere.

Api. Mais mon Siécle étoit ignorant,âc s’il y eût eu un homme comme vous,j’eusse été le chercher au bout du mon-de. Les voyages ne me coûtoient rien.Savés-vous celui que je fis pour une cer-taine forte de poisson dont je mangeoisà Minturne dans la Campanie ? On medit que ce poisson-Iàétoitbien plus grosen Afrique ; aussi-tôt j’équipc un vais-seau, & fais voile en Afrique. La navi-gation fut difficile Sc dangereuse.Quandnous approchâmes des côtes d’Afrique,jenefai combien deBarquesdePècheursvinrent au-devant dc moi, car ils croientdéja avertis de mon voyage, Sc m’appor-terent de ces poissons qui en étoient lesujet. Je ne les trouvai pas plus gros queceux de Minturne; & dans le mêmemoment, fans être touché de la curiosi-té devoir un Païs que je n’avois jamaisvû , fans avoir égard aux prières de l’E-quipage qui vouloir fe rafraîchir à terre,j’ordonnai aux Pilotes que l’on retour-nât en Italie. Vous pouvés croire quej’eusse essuyé bien plus volontiers cetteíàtigue-là pour vous.