DIALOGUE IV.
PLATON, MARGUERITBD’ECOSSE.
M. d’E c o s s e.
Enésà mon secours, divin Platon;venés prendre mon parti, je vous enconjure.
Platon. De quoi s’agic-il ?
M. d’E. II s’agit d u n baiser que j sdonnai avec asiës d’ardeur à un savanthomme * fort laid. J’ai beau dire encoreà présent pour ma justification cé queje dis alors, que jjavois voulu baisercette bouche d’où étoient sorties tantde belles paroles ; il y a là je ne sai com-bien d Ombres qui se moquent de moi,& qui me soutiennent quê de telles fa-veurs ne sont que pour les bouches quifont belles, & non pour celles qui par-lent bien, & que la science ne doit pointêtre payée en même monnoie que la
* J.Main Char lier.