35 2 5 M O K T Si íSf- Fa. Et à la fin quel usage ensaisiés-VOUS t
Mo. J’assemblois dans un certain lieuTe plus grand nombre de gens que jepouvois , & là je leur faisois voir qu’iísétoient tous des sots.'
P a . II falloit de terribles discourspour leur persuader une pareille vé-rité.
M o. Rien n’est plus facile. On leurprouve leurs sotises, fans employer degrands tours d’éloquence , ni des rai-sonnemens bien médités. Ce qu’ils fontest si ridicule, qu’il ne faut qu’en faireautant devant eux, & vous les voyésausti-tôt crever de rire.
P a . Je vous entens, vous étiés Co-médien. Pour moi, je ne conçois pasìe plaisir qu’on prend à la Comédie.On y va rire des moeurs qu’elle repré-sente ; & que ne rit-on des moeursíuêmes ì
Mo. Pour rire des choies du monde ^il faut en quelque façon en être dehors,& la Comédie vous en tire. Elle vous.donne tout en spectacle, comme si vous.riy aviés point de part.
P a. Mais on rentre austì - tôt d&nsrce tout dont on s’étoit moqué Ss-
Q.ii