18 8 Dialogueson recommence à cn faire partie f •
M o. N’en doutés pas. L’autre jour,en me divertissant, je sis ici une fable furce sujet. Un >eune oison voioit avec lamauvaise grâce qu’ont tous ceux de sonespèce quand ils volent, & pendant cevol d’un moment qui ne Télevoit qu’àun pied de terre , il insultoit au reste dela basse - cour. Malheureux Animaux ,disoit-il, je vous vois au-dessous de moi, &vous ne favés pas fendre ainsi les airs. Lamoquerie fut courte, Toison retombadans le même temps.
P a. A quoi donc servent les réfle-xions que la Comédie fait faire, puis-qu’elles ressemblent au vol de cet oison,& qu’au même instant on retombe dansles sotises communes ?
M o. C’est beaucoup que de s’êtremoqué de soi ; la Nature nous y a donnéune merveilleuse facilité pour nous em-pêcher d’être la dupe de nous-mêmes.Combien de fois arrive-t-il que dans letemps qu’une partie de nous fait quel-que choie avec ardeur & avec empres-sement, une au re partie s’en moque ?Et si! en étoit besoin même, on trou-veroit encore une troisième partie quise moqueroit des deux premières eníenv