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ble. Ne diroit-on pas que l’homme soitsait de pièces rapportées ?
P A. Je ne vois pas qu’il y ait matièrefur tout cela d’exercer beaucoup sonesprit. Quelques légéres réflexions ,quelques plaisanteries souvent mal son-dées, ne méritent pas une grande e Ai-me : mais quels efforts de méditationne faudroit-il pas faire pour traiter dessujets plus relevés ?
M o. Vous revenés à vos Génies, 8cmoi je ne reconnois que mes Sots. Ce-pendant , quoique je n’aye jamais tra-vaillé que fur ces sujets íì exposés auxyeux de tout le monde , je puis vousprédire que mes Comédies vivront plusque vos sublimes Ouvrages. Tour estsujet aux changemens de la mode ; lesproductions de l’efprit ne sont pas au-de/Tus de la destinée des habits. J’ai vûje ne fai combien de Livres & de gen-res d’écrire enterrés avec leurs Auteurs,ainsi que chés de certains Peuples onenterne avec les Morts les choses quileur ont été les plus précieuìes pendantleur vie. Je connois parfaitement quel-les peuvent être les révolutions delT'mpire des Lettres, & avec tout celaje garantis la durée de mes Pièces. J’ea