ioS Dialogues
vû de Navires ni de Canons, mais ilsavoient vû des femmes ; & quand Pi-filirare entreprit de les réduire fous sonobéissance par le moyen de sa Déesse, illeur marqua assurément moins d’estime,que vous ne nous en marquâtes en noussubjuguant avec votre Artillerie.
F. Cor. II n’y a point de Peuple quine puisse donner une foisdans un paneatigrossier. On est surpris ; la multitudeentraîne les gens de bon sens. Que vousdirai-je ? 11 se joint encore à cela descirconstances qu’on ne peut pas devi-ner , & qu’on ne remarqueroit peut-êtrepas , quand on les verroit.
Mon. Mais a-ce été par surprise queles Grecs ont cru dans tous les temps ,que la science de l’avenir étoit conte-nue dans un trou souterrein , d'où ellesortoit en exhalaisons ? Et par quelartifice leur avoit-on persuadé , quequand la Lune étoit éclipsée, ils pou-voient la faire revenir de Ion évanouis-sement par un bruit effroyable f Etpourquoi n’y avoit-il qu’un petit nom-bre de gens qui osassent se dire à l’oreil-le, qu’elîe étoit obscurcie par sombrede la Terre ? Je ne dis rien des Ro-mains, & de ces Dieux qu’ils prioient
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