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a manger dans leurs jours de réjouissan-ces , & de ces Poulets sacrés dont l’ap-petit décidoit de tout dans la Capitaledu monde. Enfin vous ne saunés mereprocher une sotise de nos Peuplesd’Amérique , que je ne vous en four-nisse une plus grande de vos Contrées ;& même je m’engage à ne vous mettreen ligne de compte que des sotisesGrecques ou Romaines.
F. Cor. Avec ces sotises-Ià cepen-dant , les Grecs & les Romains ontinventé tous les Arts & toutes les Scien-ces, dont vous n’aviés pas la moin-dre idée.
Mon. Nous étions bienheureuxd’ignorer qu’il y eût des Sciences aumonde ; nous n’euffions peut-être pas.eu assés de raison pour nous empêcherd’être Savans. On n’eít pas toujourscapable de suivre l’exemple de ceuxd'entre les Grecs qui apportèrent tantde foins à se préserver de la contagiondes Sciences de leurs voisins. Pour lesArts , l’Amérique avoit trouvé desmoyens de s’en passer, plus admirablespeut-être que lesArts même de TEurope.II est aisé de faire des Histoires , quandon fait écrire ; mais nous ne savionsTome L S