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Tome premier.
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r ^ 6 Jugementpenchant , fur lesquels la raison ria aucunpouvoir ; & qu ainsi par-tout où il y a deshommes , il y a des fotifes , & les mêmesfotifes. Sur cela Socrate , tout joyeux ,me demande bien vîte : Et fur ce pied-là , comment voudriés-vous que les Siécles deVAntiquité euffènt mieux valu que le Siécled’aujourd’hui ? La vérité eíì, qu’après ceque j’ai dit, je n ai rien à lui répondre ;je fuis surpris, & j’accouche sotement.Je vous allure que si savois à recom-mencer , je donnerois bien plus depeine à ma Sage-femme ; car moi quiprétens que les Siéclesayent dégénéré,puis-je dire ausîi-tôt : Que tous les hom-mes ont les mêmes penchant ; que par-toutoùil y a des hommes , il y a les mêmes fotifes ?J’avoue que je me fuis vanté dans mesLisais de n'avoir guére de mémoire,mais encore n’en pouvois-je pas man-quer jufqu'à ce point-là. Socrate triom-phe , je le crois bien ; un autre moinshabile que lui auroit aussi triomphé enfa place Ma défaite devoir être un peuplus difficile, ne fût-ce que pour la gloi-re de Socrate.

Ne prétendés point m’intéresserdansvos plaintes , dit ce Philosophe mo-queur ; je fuis très-content de ce Dia-logue,