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logue , il me fait plus d’honneur quetout ce qu’on a jamais dit à ma louan-ge. Quand vous venés me trouver,plein d’une admiration pour les An-ciens , que vous ne m’avés pas encoremarquée , je vous demande des nou-velles du Monde. Vous me répondesqu'il est fort changé, & que je ne lereconnoîtrois pas. Moi qui ai Iû dansvotre ame, & qui veux vous surprendrepar une opinion toute contraire à la vô-tre que j’ai devinée, je vous dis: Que jesuis ravi de ce que vous m’apprenés , que jeìríêtois toujours bien douté que le monde de-viendroit meilleur , £r' plus sage qu’il riêtoitde mon temps ; car puisque ce n’est pas làmon sentiment, je nc puis avoir d’au-tre dessein que de vous étonner, en mejettant dans l’extrémité opposée à celleoù vous étiés, Sc de commencer déjaàcombattre votre pensée. Mais n’est-cepas être bien habile , que de la savoiravant que vous' me l’ayés dite ? Dansles Dialogues où Platon me fait parler,je ne réfute aucunes opinions , que jene les aye fait répéter je ne fai com-bien de fois, & tn je ne fai combiende maniérés à ceux qui les soutiennent ;mais dans ces Nouveaux Dialogues-ci,Tome L ï