D£ P L V T O N. 175les Mortes du caractère de celle quídébitoit ce raisonnement, commencè-rent à lui applaudir, & trouvèrent ad-mirable l’excuse qu’elle donnoit au dé-règlement qui avoit paru dans leur con-duite.
On ne fut point surpris de voir dansle Dialogue d’Apicius & de Galilée,que les sens l’emportassent fur la raison.Dans les principes de l’Auteur, cela nepouvoit manquer ; mais on fut étonnéque Galilée eût tant d’esprit, & qu'oirlui fit dire la plupart des bonnes cho-ses qui font dans ce Dialogue. Galiléeétoit un excellent Mathématicien ; ilavoit un génie rare pour la’ Philoso-phie. Cest lui qui a, pour ainsi dire,donné entrée aux autres dans le Cielpar ses Lunettes, & par l’usage qu’il ena fait le premier. Apicius au contrairen avoit jamais fait d’autre étude quecelle des bons morceaux. II étoit en-tierement enseveli dans les plaisirs gros-siers de la Table , & par conséquent,disoit-on, selon les régies que TAuteurparoît avoir établies , c’étoit Apiciusqui devoir briller dans le Dialogue, &le partage de Galilée étoit de n’avoirpas le sens commun ; car Galilée ne