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Tome premier.
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r 7'3 Jugement& qui ne savoient pas qu’Artémisc fûtdes leurs. Elles furent charmées de lacomparaison du grand Œuvre de la Fidéli-té conjugale ; mais elles ne laissèrent pasde tomber d’accord qu elle étoit ou-trée , & qu’il n y avoit aucune raisonde soutenir que ces deux choses fussentégalement impossibles. Franchement,dit l’une d’entre elles , si la Fidélitéconjugale n’eíl pas aussi impoísible-quele grand (Cuvre , elle a ses difficultésqui font presque insurmontables avecde certains maris de méchante humeur,bourrus & impérieux. Pour moi, j’a-voue que je ne me lerois pas exposéeà toutes les aventures qui ont fait par-ler de moi , si le mien eût mérité ,tn continuant d’être mon Amant, quej’eusse pris soin de les éviter. Les marissont des gens insupportables. Ils nesc contentent pas de n’avoir chés euxni complaisance ni galanterie ; ils cou-rent par-tout celles dont ils esperentsc faire écouter ; & voilà comment ilsgâtent les femmes qui sont portées na-turellement à la sagesse , & qui enra-gent d’ètre forcées à se cQnsoler deleur perfidie , en suivant le mauvaisexemple qu’ils leur donnent. Toutes