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A LA MES M E.
L E T T K E VIII.
Epuis que je fuis votre Amant c!e'-claré, j’ai fait bien d u progrès auprèsde vous. Vous ne voulés plus être unmoment feule avec moi, vous ne merecevés plus à votre toilette , vous nesouffririés pas que je vous eusse pris lebout du doigt. Bon , Mademoiselle,cela va bien, j’avance. Vous me retran-chés toutes les faveurs que vous m’ac-cordiés par nonchalance òu par m’égar-»de : je n’aurai plus rien qui ne signifiequelque chose. II est vrai qu’il faut re-tourner fur mes pas , & que vous meremettes au beau commencement ; maisn importe. Par la voie que j’avois prise,on avance beaucoup d’abord , & onest après tout étonné qu’on n'avari-ce plus du tout ; au lieu que parla nou-velle voie que vous me faites prendre,on avance très - lentement , mais onavance toujours. 11 n’estrien tel que lesméthodes régulières. Voyés où en font