Galantes. 315
Cy rus & Aroncc au commencement cltipremier Tome ; cependant ces Héros-Sà, avec leurs pas de tortue , ne laiiìentpas d’arriver au douzième. J’ai feule-ment un petit conseil à vous donner.On voie que vous me traités plus malqu à l’ordinaire , & on devine par-làque je vous aime, & qu’il doit y avoirquelque chose entre vous & moi. Vouspourries même me traiter fi mal, qu’oncroirait que vous m’aimeriés. Ne pu-bliés point notre commerce, Mademoi-selle, je vous en conjure. Ayés devant lemonde plus de discrétion que vous n'enavés, & faites-moi quelques faveursqui sauvent votre réputation. Est-ce àmoi à être plus discret que vous ? Est-ce aux Hommes à faire ces sortes deprieres-là aux Dames ? Admirés , s’ilvous plaît , combien je fuis éloignéd’avoir les maximes ordinaires. D'a ti-tres qui ménageraient moins l’honnei.rdes Belles, vous prieraient de leur con-tinuer vos rigueurs ; mais pour moi jene fuis point de ces Fanfarons-là.