Galantes. 337
«selle ; & moi qui vous parle , j’ai tantde zélé pour ma Patrie, que je n’épar-gnerai rien pour la venger tle vous. Jcpuis vous dire ce que dit Scévole à Por-íenna : Si je manque mon desein , nous som-mes encore trois cens de la même conjuration.Soyés sûre qti'on ne vous laissera pointde repos. Vous avés répondu à ceuxqui vous reprochoient le Cavalier An-glois, que vous l’aimiés pour la com-modité de lui parler & de í’entendre ;mais en vérité cette raiíòn-là n’est pasvalable. Votre Anglois n’entend quece que vous lui dites ; mais un Fran-çois entendroit cent choses que vousne lui diriés pas ; il liroit dans vos yeuxce que l’autre attend que votre bouchelui dise. D’ailleurs, je vous donne maparole qu’en moins de rien vous sati-nés notre Langue ; elle n'eít fort diffi-cile que pour les Personnes qui n’ai-ment point ; mais dès qu'on aime unFrançois, la Langue Françoise est aisée.Les Etrangers l’en estimeroient moins,shls savoient cela ; c’eíl pourquoi onne dit pas ce secret à tout le monde..On les fait passer par des Grammaires& par des Méthodes qui ne Unissentpoint. Mais pour vous, on vous eûtTome I. F f