2 PREFACE.
ment ces choses-l.ì avaient été maniées enLatin.
Cicéron avoit raison de parler ainsi. V'ex-cellence de son génie , Or la grande réputationqu il avoit dèja acquise , lui garant jfoicnt lesuccès de cette nouvelle forte d Ouvrages qu ildonnoi tau Public ; mais moi jefuis bien éloignéd’avoir les mêmes sujets de confiance dans uneentreprise presque pareille à la sienne, f ai vou-lu traiter la Philosophie d'une maniéré qui nef vu point Philosophique ; j’ai tâché de l’ame-ner à un point où elle ne fut ni trop sèchepour les Gens du monde, ni trop badine pourles Savans. Mats fi on me d t à peu prèscomme à Cicéron , qu’un pareil Ouvrage ne ípropre ni aux Savans qui n’y peuvent rienapprendre , ni aux Gens du monde qui n’au-ront point d’envie d'y rien apprendre , je n aigarde derépond.re ce qu il répondit. II fie peTttbien faire qu’ett cherchant un milieu où laPhilosophie convînt à tout le monde , j'enaye trouvé un où elle ne convienne à personne :les milieux font trop difficiles à tenir , C jene crois pas qu il me prenne envie de me met-tre une seconde fois dans la même peine.
Je dois avertir ceux qui liront ce Livre,Or qui ont quelque connoiJJ'ance de la Physi-que , que je n'ai point du tout prétendu lesinfiruire , mais feulement les divertir en leur