?4- LETTRES.
Comment de tes préfens jouiroit-il jamais ?
II se reproche , il condamne lui-mêmet. La cruauté de tes bienfaits.
II veut te rappelles , je le retiens fans cesse ;
Car quand tu reviendrois, quel fort seroit le mien ?Je devrois tout à fa feule tendresse ,
Pompée , & ne te devrois rien.
ïn me cédant à lui, tu t’es rendu justice ;
H n’est pas comme toi barbare & fans amour.
Je n’aurois pas à craindre un sacrifice ,
Si je pouvois l’aimer un jour.
Taut-il que de mon coeur, hélas ! rien ne t'essice‘Quel charme malheureux a siî me prévenir >
Que je voudrois l’adorer en ta place,
Pour te plaire , ou pour te punir 1
•AJors mes foins pour lui tendres, ardens , dura»blés,
Passeroient tous les foins que pour toi j’ai perdus,Et je rendrois encor plus désirables
Tous les biens que tu n’aurois plus.
Trop vaine illusion , & trop tôt dissipée!
Quoi ! d’un fatal amour je pourrois me guérir ?Quoi ! j’aimerois un autre que Pompée îNon, je ne fa u ra ; que mourir.