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Tome quatriéme.
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LETTRES.

César, dont les venus Ont été consacrées,

Par mille aimables soins triompha de mon cœur ;Et vous triompherés de moi, de ces Contrées ,Aussi juste , & plus grand vainqueur.

Il préféra pourtant la plus douce victoire.

Dieux ! quels soupirs poussait le Maître des Hu-mains !

Que d'amour dans une âme où régnois tant dsgloire ,

Que remplissaient tant de desseins í

Combien me jura-t-il qu’au sortir de la guerresSi le Ciel en ces lieux n'eût pas tourné ses pas,

11 eût manqué toujours au Vainqueur de !a TerreD adorer unes foibles appas ?

Combien me juta-t-il qu'il eût changé fans peineTant d'honneurs, de respects & d’applaudisse-mens ,

Contre un des tendres soins dont j’étois toujourspleine,

Contre mes doux empreííèmens ?

Aussi pour être heureux , s’il peut jamais suffireDe posséder un cœur , d'cn avoir tous les vœux sDe se voir prévenir dans tour ce qu’on désire 7César sans doute étoit heureux.

Je le sens bien, Seigneur , je me fuis égarée,

J'ai trop dit que César a vécu sous mes loix ;

Terne IV, G g