PREFACE. 9
De plus, telle spéculation géométri-que, qui ne s’appliquóit d’abord à riena utile, vient à s’y appliquer dans lafuite. Quand les plus grands Géomètresdudix-septiéme Siécle se mirent à étu-dier une nouvelle Courbe qu’ilsappel-lerent la Cyclo'ïde, ce ne fut qu unepure spéculation , où ils s’engagerent
( >ar la feule vanité de découvrir à l'envies uns des autres des Théorèmes diffi-ciles. Ils ne prétendoient pas eux-mê-mes travailler pour le bien public ; ce-pendant ils’est trouvé en approfondis-sant la nature de la Cycloïae, qu’elleétoit destinée à donner aux Pendulestoute la perfection possible , & à por-ter la mesure du temps jufqu’à fa der-niere précision.
II en est de la Physique comme de laGéométrie. L’Anatomie des Animauxnous devroit être assés indifférente ; iln’y a que le Corps humain qu’il nousimporte de connoître. Mais telle partiedont la structure est dans le Corps hu-main si délicate ou si confuse qu’elleen est invisible, est sensible & manifestedans le corps d'un certain Animal. De-là vient que les Monstres même ne fontpas à négliger. La Méchanique cachée