vr M. Gvglielmini. 195fait couler plus vire, parce qu’au lieudu frotement des quatre rives , ellesn’ont plus que celui de deux à surmon-ter , que le fil plus éloigné des bordsva encore plus vire, & qu’une plusgrande quantité d’eau mue avec plusde vitesse creuse davantage le fond ,& diminue la premiere largeur. De-Iàvient aussi que les Rivières unies oc-cupent moins d’espace sur la surface déla Terre , permettent plus facilementque les Campagnes un peu bassésy dé-chargent leurs eaux superflues, & ontmoins besoin de levées qui empêchentleurs inondations. Ces avantages fonttels que M. Guglielmini les croit dignesd’avoir été envisagés par la Nature,lorsqu’elle a rendu l’union des Fleuvessi ordinaire.
Ce sont-là les principes les plus gé-néraux du Traité Dellanatura de’ fiumï.Ï/Auteur en fait l’application à tout cequ’il appelle VArchiteflure des Eaux ,c’est-à-dire à tous les Ou v'rages qui ontles Eaux pour objet, aux nouvellescommunications de Rivières, aux Ca-naux que l’on tire pour arroser des Paysqui en ont besoin , aux Ecluses , audessèchement des Marais, &c.
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