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Tome cinquiéme.
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454 Elogecertainement plus touchante que totttles raisonnemens métaphysiques. UnOuvrier à fait une Statue dont la tê-te qui fe peut mouvoir par une char-nière, s’incline respectueusement de-vant lui, pourvu qu’il tire un cordon.Toutes les fois qu’il le tire, il est fortcontent des hommages de la Statue ;mais un jour qu’il ne le tire point,elle ne le salue point, &il la brise dedépit. Le Pere Malebranche prouveaisément que dans ce Système Dieune seroit pas ailes bon ni aisés juste ;il entreprend de prouver d'ailleursque dans le sien il Test assés & au-tant qu’il le doit être, quoiqu’il nele soit pas comme M. Bayle & quel-ques Philosophes auroient désiré. Ainstd’un côté il décharge l’idéede Dieu dela fausse rigueur que quelques Théo-logiens y attachent, de l’autre il lajustifie de la véritable rigueur que laReligion nous y découvre, & il passecotte les deux écueils d’une Théolo-gie trop sévere & désespérante , &d’une Philosophie trop humaine &trop relâchée. II finit son Livre parprier qu’on ne le juge point sans avoirpris la peine de le lire & de l’emen-