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L’Electeur Palatin ayant entenditparler avec admiration du Miroir ar-dent de M. de Tschirnhaus, demanda àM. Hartfoëker s’il en pourroit faire unipareil. Celui-ci aussi-tôt en sit jettestrois dans la Verrerie de Neubourg,de la plus belle matière qu’il fût pos-sible. II les eut bientôt mis dans leur
Í ierfection , & l’Electeur lui en donnae plus grand , qui a trois pieds cinqpouces rhinlandiques de diamètre, Scque deux hommes ont de la peine àtransporter .II est de neuf pieds de foyer,& ce foyer est parfaitement rond, Scde la grandeur d’un louis d'or. Le Mi-roir du Palais Royal n’estpas si grand.
En 1710 il publia un Volume in-titulé , Eclairciflemens fur les ConjeBuresPhysiques. Ce font des réponses à desobjections, dont il a dit depuis quela plupart étoient de M. Leibnitz.Dans cet Ouvrage il devient un hom-me presque entierement différent dece qu’il avoir été jufqu’alors. II n’a-voit jamais attaqué personne ; ici ilest un Censeur très-sévere , Sc c’estprincipalement sur les Volumes don-nés tous les ans par l’Académie quetombe fa censure. II est vrai qu’il a