xv ] Eloge
due avec beaucoup d’impatience, estl’Histoire de l’Académie, & qu’un grandnombre de Dames Péruviennes ont apprisle François pour la pouvoir lire. Si on jointà cela l’ufage que les Missionnaires en fontdans tout l’Orìent, on demeurera con-vaincu qu’on lui doit d’avoir porté le goûtdes Sciences & la gloire de la Nation dansla plus grande partie de l’Univers. II ditdans la belle Préface qu’ila mise à la têtede l’Histoire de l’Académie, que quelque~fois un grand homme donne le ton à tout sonsiécle. II a été lui-même ce grand hommequ’il annonçoit, & on peut le regardercomme un de ceux auxquels les Sciences& par conséquent les hommes ont le plusd’obligation , Sc comme un rnodele queceux qui lui succéderont devront toujourss’efforcer de suivre.
Au milieu du travail toujours renais-sant de son ministère, il compostait un ou-vrage bien différent de ceux qui l’avoientoccupé jusqu’alors , & auquel on ne se se-roit guéres avisé de penser qu’il travail-lât : c’étoit ses Eltmens de la Géométrie deVInfini , qu’il publia en 1727, comme sui-te des Mémoires de l’Académie de la mê-me année. Ce titre à’Elemens ne doit aureste faire illusion à personne. II signifie
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