xvii] Eloge
pages dans le Livre de M. de Fontenelle,fans propositions, fans démonstrations, &fans la moindre difficulté ; tant il est vraique , fur-tout en Mathématique r ce n’estavoir rencontré le vrai qu’à demi, qued’ignorer le véritable ordre dans lequeldoivent être présentées les vérités qu’ona découvertes.
Nous avons dit qu’il avoit presque par-tout saisi les véritables & premieres idéesmétaphisiques; car nous ne pouvons dis-convenir qu’il ne les ait quelquefois man-quées , & qu’il ne fe trouve quelques dé-fauts dans ce Livre ; mais malgré ces fau-tes & quelques méprises qu’on lui a re-prochées , cet ouvrage est & mérite d’êtreestimé. On peut le regarder comme uneffort de génie , & comme un flambeautrès-propre à éclairer ceux qui suivent•ette épineuse carrière. II est absolumentneuf, & par les idées qu’il contient, Scpar la maniéré dont il les fait présenter.
Cet ouvrage est le seul que M. de Fon-tenelle ait faiç paroître pendant les qua-rante-quatre années qu’il a exercé parminous la fonction de Secretaire dont il s’oc-cupoit uniquement. II ne s’est jamais dé-menti une feule fois , ni fur la perfectionde ses Ecritsni fur l’impartialité qu’iLde-