des Causes occasionnelles. 41
Et l’inconvénient est même encoreplus grand à l’égard de Dieu , qu’iln’étoit au mien. Si mes desseins excé-dent la nature des pièces de métal,ce n’est pas moi qui leur ai donné leurnature. Mais les essences des chosesfont fondées fur l’essence de Dieu ;elles font nécessairement telles , parcsque l’essence de Dieu qui est nécessaire,est telle. Or il est inconcevable que lasagesse divine, en formant ses desieins,demande aux choses plus que ce quiest en elles par la participation de lanature divine qui a déterminé leursessences. II est inconcevable que leurnature , quoiqu’aufli parfaite qu élispuisse être, soit pourtant assez impar-faite pour ne pouvoir exécuter les des-seins de Dieu , ou que les desseins deDieu soient si excessifs, qssils ne puis-sent être exécutés par la nature deschoses, quoique très-parfaite.
Au casque selon la nature des corps,leurs mouvemens ne puissent augmen-ter ou diminuer par leurs rencontres,Dieu a dû former un dessein dont l’e-xécution permît que les corps retinssenttoujours, nonobstant leurs rencontres,la même quantité de mouvement. AlorsTome IX, D