4i Boutes fur le Syfteme
Dieu eût agi par une loi générale.
Vous direz qu’il est de leur naturede pouvoir être mûs, tantôt plus, tan-tôt moins, selon que Dieu le veut.
II est vrai ; cela est de leur naturequand vous les regardez simplementcomme corps , comme partie d’unematière indifférente qui en tout tempsa un mouvement plus ou moins grand.Mais si vous les regardez comme par-ties d’une machine , il est de leur na-ture de n’être inégalement mûs , tan-tôt plus, tantôt moins , que selon quela disposition de la machine le de-mande.
Si une machine , après avoir reçudu mouvement, ne peut sonner l’heure,& si ie la lui fais sonner de ma main »ì’agis alors par une loi particulière,& contre la nature de cette machine,qui veut être abandonnée à tout cequi pourra arriver naturellement de ladisposition où je l’ai mise.
Mais si je prends deux pièces de mé-tal qui n’ont nulle liaison ni nul rap-port qui les rende parties du mêmetout, ôc que jè les frappe l’une con-tre l’autre d’un nombre de coups égalà l’heure , j’agis par une loi moyenne s