8 o "Doutesfur le Syfteme
ensuite surl’horison jusqu’à ce qu’ellenepuisse plus produire de mouvement ?Ceí'ónt des vétilles en comparaison des au-tres preuves qu’on a pour réfuter la ver-tu motrice de la matière ; je dis la vertumotrice que Dieu donneroit à la madè-re. Et néanmoins je ne lai si on peut ré-pondre rien qui vaille à ces vétilles ; car
Í >our y répondre, il faut supposer quee mouvement suit certaines loix. Orfaire des loix, & les donner à exécuterà une puissance aveugle qui ne les con-noît pas , c’esl le moyen de ne les voirjamais exécutées. 11 faut donc quepuifqu’il y a des loix du mouvementqui s’exécutent avec la derniere régu-larité , ce soit un Etre connoissant quiles exécute , c’est-à-dire , qui meuvelui-mêrne les corps, selon les loixqu’ila établies. Mais en voilà plus qu iln’en faut pour satisfaire un esprit aussiraisonnable & apssi peu entêté de sespremieres pensées , que l’Auteur desDoutes.
II faut remarquer que l’objection queje fonde fur la réflexion , peut êtreéludée, si l’on suppose , comme on lepeut avec assez d’apparence de vérité,que tout corps qui se réfléchit , le fait