3 3 1 Tragntcns de la connaissance
Car cette idée de supposition ne dè»mande en moi que le pouvoir d’aug-menter une idée expresse, sans nul rap-port à ce qui est possible ou non.
Bemarqués encore que je ne puisavoir plus ou moins le pouvoir d’aug-menter mes idées-expresses.
II faut plus d’étendue & de forced’esprit, pour concevoir distinctement& se représenter parfaitement un champde dix lieues en quarté, qu’un morceaude terre d’un pied quarré;mais quand cmaune fois l’idée du pied quarré, il n’encoûte pas plus pour augmenter cetteidée par supposition jusqu’à un- mil-lion dé pieds, que jusqu’à mille.
C’est qu’il faut plus de grandeur àBesprit à proportion de la grandeurdes objets qu’il embrasse ; mais il nelui faut point plus de grandeur à pro-portion de la grandeur des objets qu'stn’embrasse point, & qu’il voit de tellemaniéré que faction de l’esprit n’a nulrapport à lagrandeurde Fobjer.
Tant que i’esprit comprend f objet r<& le voit dans fa grandeur, son actiona rapport à la grandeur de l’o bjet, & yest proportionnée; mais dès que l’ef-prk commence à supposer f ob jet grand;