Préfacé. 5 y
tout les Géomètres , Sc ne leur laissoitpas la liberté Réchapper.
II y a un ordre qui régie nos progrès.Chaque connoissance ne se développe,qu’après qu’un certain nombre de con-noislances précédentes se sont déve-loppées , & quand son tour pour éclor-re est venu. Cet Infini qu’on ne pou-voir plusse dispenser de recevoir, sur-tout l’infiniment petit, plus nécessaireencore que son opposé, on ne savoirpoint l’empIoyer dans un calcul algé-brique , fans quoi il avoir très-pen d’u-sage ; Sc quelle apparence qu on l’y pûtJamais employer ? Auroit-on traité 1 In-fini comme les grandeurs finies? fa na-ture n’y apportoit-elle pas un obstacleinvincible? Cependant le terme étoitarrivé, où la Géométrie devoir enfan-ter le calcul de l’Infini. M.-Newtontrouva le premier ce merveilleux cal-cul, M. Leibnitzle publia le premier.Que AI. Leibnitz soit inventeur auíïï-bien que M. Newton, c est une ques-tion dont nous avons rapporté l’his-tóireen 1716, & nous ne la répéteronspas ici. Dès que le calcul différentieleut paru , M M. Bernoulli, M. le Mar-quis de l’Hôpitalj M. Varignon, tousTome X, E