84 BELLEROPHON,
C’est le cruel Amour qui dans ces lieux m’appelle.Pretus n’est plus, Sc désormais fa moreMe rend maîtresse de mon fort ;
‘Je puis donner un Diadème ,
Et viens dans cette Coût faire un dernier effortSur le cœur d'un Ingrat que j’aime.
A R G I E.
Quoi , de Bellerophon fourrageante froideurNe peut de cet amour dégager votre cœur 5STENOBÉE.
Malgré tous mes masseurs, je ferois trop heureuse,Si les mépris pouvoient guérir l’amour.
Ma fierté dès long-temps, par un juste retourM’auroit fait triompher de ma flame amoureuse;Mais hélas ! ma tendresse augmente chaque jour.Malgré tous mes malheurs , je ferois trop heu»reufe,
Si les mépris pouvoient guérir l’amour.
ARGUE.
Contre Bellerophon votre aveugle colereAux plus fanglans effets devoir s’autorifer ;L’amour vous lésait voir toujours digne de plaire/C’est affés pour vous apparier,STENOBÉE.
Hélas 1 à quel excès je portai ma vengeance !
Je l’accuíai, malgré son innocence,
De vouloir m‘inspirer une coupable ardeur.
Ce fut pour lui ravir Sc l’honneur Sc la vie,