TRAGEDIE. 85
Que Pretus Renvoya chés le Roi de Lycie.
Et quels troubles alors ne sentit point mon cœur IEn vain, quand l’amour est extrême,
On veut perdre un Ingrat qui nous ose outrager:
On prend dans ses malheurs plus de part que lui-même.
Hélas ! quand il se saut venger de ce qu’on aitne^Qu’il en coûte pour se venger !
A R G I E.
Ne redoutés plus rien ; ce Héros invincible
Aux plus affreux périls tant de fois exposé,
A sa valeur a trouvé tout possible.
Quel triomphe pour vous, s’il vous étoit aiséDe rendre enfin son cœur sensible!
STENOBÉE.
pu moins Bellerophon n’a jamais rien aimé ;C’est â la gloire qu’il se donne,
Et son cœur peut être charméPar les offres de ma Couronne.
Jílpoir, qui séduises les Amans malheureux ,Pourquoi suspendre ma vengeance i
Je sai, je sai, combien vous êtes dangereux ^
Je sai que vous allés entretenir mes feux ,
Et redoubler leur violence.
Cependant vous rentrés dans mon cœur amoureujj.
Et je sens qu’arec vous il est d’intelligence.
Espoir, qui séduises les Amans malheureux ,Pourquoi suspendre ma vengeances