Band 
Tome dixiéme.
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111
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TRAGEDIE.

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SCENE II.

LE ROI, STENOBÉE, ARGIE.

LE ROI.

Q Ue de malheurs accablent la Lycie !

Si le Ciel lui gardoit de si funestes colins ,

Avant qu’il fît fur elle éclater son courroux.

Que ne m’a-1-il òté la vie ?

Je ne vois en tous lieux que des marques d’effrci,Que des objets qui m’épouvantent,

Et je partage , comme Roi,

Les maux que mes Sujets ressentent.STENOBÉE.

Quand vous voyés vos Peuples abbatus,Reccnnoiílés du Ciel la justice suprême.

Vous n’avés pas vengé l’injure de Pretus,

Il la venge lui-même.

Bellerophon victorieux

Cause tous les malheurs dont votre coeur soupire :C’est contre lui seul que les DieuxOnt envoyé le Monstre furieuxQui désole tout votre Empire.

Que fa valeur en délivre ces lieux ,

Puisque son crime vous l’attire»