TRAGEDIE.
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SCENE II.
LE ROI, STENOBÉE, ARGIE.
LE ROI.
Q Ue de malheurs accablent la Lycie !
Si le Ciel lui gardoit de si funestes colins ,
Avant qu’il fît fur elle éclater son courroux.
Que ne m’a-1-il òté la vie ?
Je ne vois en tous lieux que des marques d’effrci,Que des objets qui m’épouvantent,
Et je partage , comme Roi,
Les maux que mes Sujets ressentent.STENOBÉE.
Quand vous voyés vos Peuples abbatus,Reccnnoiílés du Ciel la justice suprême.
Vous n’avés pas vengé l’injure de Pretus,
Il la venge lui-même.
Bellerophon victorieux
Cause tous les malheurs dont votre coeur soupire :C’est contre lui seul que les DieuxOnt envoyé le Monstre furieuxQui désole tout votre Empire.
Que fa valeur en délivre ces lieux ,
Puisque son crime vous l’attire»