Band 
Tome dixiéme.
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112
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ii2 BELLER OPEION,

SCENE III.

LE ROI, BELLEROPHON.

BELLEROPHON.

VOus venés consulter l’Orade d’Apollon ?

LE ROI.

Je viens lui demander ce qu’il faut que j’espere.

De mes Etats c’est le Dieu tutelaire-,

Il écoute ma voix quand j’implore son nom.BELLEROPHON.

Ce Dieu qui chérit la Lycie,

Dans ses malheurs voudra la secourir ;

Et l’encens qu’en ces lieux vous lui venés offrir ,Rendra du Ciel la colere adoucie.

Mais quand le Monstre immole à fa fureur

Tout le sang qu’íl trouve à répandre ,Verrai-je , sans rien entreprendre ,

Que par lui dans tes lieux tout soit rempli d’hor-reut ?

LE ROI.

Ah ! Prince, songé;-vous que ttois Monstres en-semble

Sont unis dans ce Monstre affreux ?

A son aspect il n’est rien qui ne tremble,De sa brûlante haleine il pouffe mille feux.

BELLE-