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Tome dixiéme.
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122
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t2 2 BELLEROPHON,

Ne fussent pas destinés l’un pour l’autre?BELLEROPHON.

Vous ne serés donc point à moi ?

Que! prix d’une ardeur si fidelle !

P H I L O N O É.

K’y pensons plus.

BELLEROPHON.

Quoi ! vous poutres, cruelle,Engager ailleurs votre foi ;

P H I L O N O É.

Brisés , brisés une fatale chaîne.

Quand j’ai reçu l’hommage de vos vœux,Je croyois que le Ciel coní’entiroit fans peineQue l’hymen nous rendît heureux ,

Et je n’attendois pas l’oracle rigoureuxQui nous sacrifie à fa haine.

BELLEROPHON,

Non, non, quoi qn’il ait ordonné ,On ne verra jamais que mon ame s'éteigne.

Je n’cxamine point ce qu’il faut que je craigneDe l’oracle fatal qui vient d’ètre donné.

Que le Destin jaloux d’une statue si belleMe porte encor des coups plus rigoureux ;

Au moins je puis ctre fidelle ,

Si je ne saurois être heureux.