PASTORALE. 1*3
SCENE II.PARIS, ENONE.
PARIS.
ÌA None , savés-vous quel ennui me tourmente?On me veut arracher des lieux où je vous voi.J’étois Berger , vous receviés ma foi,
Mon bonheur palToit mon attente ;Mais je reviens de Proie, où j’ai vû malgré moi,'Que ma fortune est trop brillante.
3'ai reçu les respects d’une Cour éclatanteQui fait trembler tout sous fa loi.
En vous le racontant ma douleur en augmente.Chere Enone, j’apprens que je fuis fils du Roi.
ENONE.
Vous êtes fils du Roi ! quel coup pour une Amante!PARIS.
Le Roi m’a commandé de ne le quitter pas ;
La Reine à chaque instant me serroit dans ses bras;
Sur moi seul leur fuite nombreuseAttachoit ses regards flatteurs & curieux :
Mais je n’ai pû souffrir d’un fort si glorieuxLa contrainte trop rigoureuse ;
3e me fuis dérobé, j’ai volé dans ces lieux.
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