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Quoi ! !e grand Jupiter, pour faire une conquête,Abandonna des Cieux le superbe séjour ;
Ce Dieu s’humanifa jufqu’à devenir bête ;
Deux cornes s’élevoient fur son auguste tête ,
Et dans ccs doux transports il mugissoit d’amour lQuoi ! ma mere surprise en état peu modeste ,Dans les fatals filets d’un époux imprudent ,Donna lieu par cet accidentA la médisance céleste !
Moi-ir.cme quand je vis que tout fuivoit ma loi,Qu'il n’étoit plus de cœurs tranquiks,Plutôt que de laisser mes flèches inutiles ,
Je les employai contre moi.
Enfin je fuis vainqueur de tout ce qui respire ,
A mes aimables traits tout fe laisse blefler ;
De íoi-même on fe vient soumettre à mon Em-pire ;
Et Pigmalion seul prétend s’en dispenser ?
En vain , pour émouvoir son ame indifférente,Je le tais adorer par une jeune Amante }
Les feux les plus ardens qui consument un cœur,J’ai voulu sans pitié les ramasser en elle :
Cet ingrat de sang froid exerce fa rigueur.
Aimer, c’est vision ; soupirer, bagatelle.
Non, de quelque froideur qu’il putlîe être muni,Il faut qu’á mon flambeau cette glace se fonde ;Si je laiíìois son orgueil impuni,
Qui ui'adoreroit daus le monde!
Mais j’apperçors l’Hymen.