j $6 LA COMETE,
M A T U R I N.
Je m’y attens bien. Apparemment iln’y aura rien d’épargné à ia fête ; Mon-sieur de ia Forêt est riche , & notre Maî-tre a auííì amassé bien de l’argent avecson Astrologie. Morbleu , Françoisec’est un bon métier que d’être Astrolo-gue. Je tâche à Rapprendre sans qu’il yparoisse ; je ramasse avec foin tout ceque notre Maître dit ; & pour te fairevoir combien j’ai fait de progrès, tu vasêtre toute étonnée. Tiens , je travailleà un Almanach pour satinée quatre-vingt-un , où nous sommes prêts d’entrer.
FRANÇOIS R.
Un Almanach ! Tu es donc un granddocteur ?
M A T U R I N.
J’en ai déja fait' une bonne partie.J’ai composé tous les jours de tous lesmois, & je viens tout fraîchement d’a-chever Décembre. Mais il me reste unspetite difficulté fur laquelle je veux teconsulter. Je ne sais si à la fin de monAlmanach , car il faut un peu le grossir,je dois mettre les vies de quelques grands