COMEDIE. i§7
Hommes, ou la maniéré de planter deschoux.
FRANÇOISE.
Je crois que tu dois t’en tenir aux choux ;cela me semble aisés de ta portée. Maissur-tout n’oublie pas de te faire peindreau commencement de ton Almanach , lesinstrumens à la main, & lorgnant les étoi-
MATURIN.
Je gage qu’il seroit vendu seulementsur la bonne mine que j’aurai dans monportrait; car tous ces autres Astrologuesont toujours de certains diables de visagesextraordinaires.
FRANÇOISE.
Et comment as-tu fait pour prédire lebeau & le mauvais temps ?
M A T U RI N.
Comme ils font tous. Les Astres nefont pas trop à ma connoiífance ; j’ai eurecours à trois dés. Quand j’ai eu de cer-tains coups, j’ai mis frhnats, à d’autresgelée blanche , à d’autres vents humides avectonnerre , & ainsi du reste. Tu en ris ? tuverras que mes trois dés auront devinéjuste. Mais voici notre jeune Maîtresse.