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Tome onzième.
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A M. DE FoNTENELLE. lii'jtnodées de lui, à moins qu’il ne fe fíìclong-temps contraint; ce qu’il n’étoitpas capable de faire. Il étoit d’uné ím«cerné prodigieuse, jusques-là que ,quand je le prenois à foi & à ferment,il n’oíoit me répondre que de la du-rée de ion estime & de ion amitié ; &pour celle de 1 amour, il ne la garan-tissoit pas absolument. II avoit tou-jours ou un enjouement allez naturel ,ou une mélancolie assez douce. Dansla conversation , il y fouinissoit raison-nablement , Sc y étoit plus propre qu’àtoute autre chose : encore falloit - iiqu’elle fut un peu réglée , & qu’il rai-sonnât; car il triomphent en raisonne--mens , & quelquefois méme dans lesconversations communes, il lui arrivoitd’y placer des choies extraordinairesqui déconcertoient la plupart des gens.Ce n’est pas qu’il n’entendît bien lebadínage ; il l’entendoit même trop fi-nement. II divertifloit , mais il ne fai-ioit guère rire. Son extérieur froid luidonnoit un air de vanité ; mais ceuxqui connoissoient son ame , démeioientaisément que c’étoit une trahison deson extérieur. Je vous en fais un íìlong portrait, & il me semble que j'ai