A M. D E F ONTENELLE.qui les protègent! Vous traitiez ce sujetavec toute la grâce & toute la forcepollìbie. De- la vous palliez tout natu-rellement à l’e'Ioge de cette Dame cé-lébré (f) , dont la longue protectionm’a fait autant d’honneur, qu’elleaétéutile à l’avancement de mes études, &dont j'ai si sincèrement pleuré la mortdans l’amertume de mon cœur & dansle iilence.
Je n’admirois pas moins votre huma-nité, (puisque votre situation dans cemonde est, ainsi qu’elle doit être, par-faitement heureuse ) en voyant quetous ceux qui cultivent les Lettres,dans quelque rang que la fortune leseût placés, quelle que fût leur patrie,leur Religion , leur Langue, n’étoientà vos yeux que les enfans d’une mêmefamille , dans laquelle vous vouliezqu’il régnât une parfaite harmonie &un commerce réciproque de bons offi-ces & d’amitié. Rien fur-tout ne m’atouché plus sensiblement que les élogesque vous donniez si généreuíement auxhabiles gens de ma Nation. Ai-je pu lesentendre fans émotion, dans la bouche
{f, Madame la Marquise de Lambert.
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