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Tome onzième.
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Lettres

vous plaire. Je me flatte aussi que laTraduction à!Apulée , que j’y ai jointe,ne diminuera point l’accueil que vousferez au reste.

En méditant fur les aventures dePsyché , j’avoue que les. circonstances deía gloire & de ses cruels revers , merappellent íouvent à la mémoire la Villede Paris, cette douce & trompeuse vi-sion , íi agréable d’abord, & devenuesi funeste pour moi dans la fuite (e). Jen'ai jamais éprouvé dans cette Ville,de plaisir plus véritable, de satisfactionplus réelle , que le bonheur de m’entre-tenir avec vous. Tous les Grecs alìem-blés n’écouterent jamais avec plus derespect leur sage Nefìor , que j’écoutoisM. diFontendli. Quels charmes ne trou-vois je pas à vous entendre, quand vousnous retraciez l’histoire des beaux Arts ,les différentes utilités dont ils lont augenre humain, les honneurs qu’ils pro-curent à ceux qui les cultivent & à ceux

(e) L’Ediceur ignore à quel événement de lavie de M. Lockmun ces dernieres lignes peuventavoir rapport. Au reste, peut-être vou!ut-il direseulement qu’i! avoit beaucoup regretté Paris jmais en ce cas l’exprestìon do junejie seroit beau-coup trop lorte.