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tage que votre Nation a sur nous, desavoir plus communément notre Lan-gue , que nous ne savons la vôtre ;mais nous commençons à nous piquerd’honneur fur ce point, & bientôt nousne vous céderons plus.
La traduction de l’Epitre me faittourner la tête de vanité. Je soupçon-ne bien qu’il y a beaucoup à rabattrede tout ce que vous me faites l’hon-neur de me dire , & qu’il en faut met-tre la plus grande partie fur le comp-te de votre politesse ; mais réimporte:î’aurois voulu voir la raison de Socraului-même à la même épreuve; qu’unillustre Savant Egyptien l’eût été choi-sir entre tous les Grecs, pour lui adrestsef un Ouvrage de sa façon , en luidonnant des louanges très spirituelle-ment & trcs-stnement tournées; & jecrains fort que cette raison st ferme &si inébranlable nes’en fût pas tirée tout-à-fait à son honneur. Quoi qu’il enpuisse arriver, à moi qui ne prétendspas le valoir , je saurai bien que vousm’avez fait, Monsieur, une grâce très-singuliere, dont je n’avois nul droit deme flatter, & dont je ne puis jamaisvous marquer assez de reconnoiissance.