DE M. DE FoNTEN'ELLE. 79conque, comme 1 'Alcoran , les Livresreligieux des Gucbres, &c. Comme lanature de ces Livres est de devoirêtre respectés, il seia toujours bon deleur faire garder leur caractère origi-nal, & de ne leur donner jamais destours d’expreílions populaires. L’exem-pledenos Traducteurs, qui ont affectéle beau langage, ne doit pas plus etresuivi que celui du r rédicateur du Spec-tateur Anglais, qui disoit que, s’il necraignait pas de manquer à la poIiteOe& aux égards qu’il devoir avoir poul-ies Auditeurs, il prendroit la liberté deleur dire que leurs déportemens lesniéneroient tout droit en enter. Ainstje crois, Monsieur, que si l’on veut faireà Germe une traduction de l’Ecriture ,qui soit mâle & forte, il faut s’éloigner,autant qu’on pourra , des nouvelles af-fectations. Elles déplurent même parminous dès le commencement ; & Tonfait combien le Pere Bouhours se renditlà-dessus ridicule, lorfqu’il voulut tra-duire le Nouveau Testament. Confer-vez-y Pair & i’nabit antique; peignezcomme Michel- Ange peignoit ; & quandvous descendrez aux choses moinsgrandes , peignez comme Raphaël a
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