A M. DE FoNTENELLE. TOI'mens, il ne lui soit pas possible d’entrerdans tous nos détails, dont le nombrevous effraye vous - même , & qui cer-tainement augmenteront désormais. Ilfaudra voir si nous ne trouverions pointquelque tempérament pour mieux ar-ranger tout cela. L’exemple de notrechere Académie Françoise m’alarme.Pu jour que le Roi daigna prendre letitre de son Protecteur, & qu’elle eut parconséquent l’honneur de ne répondreimmédiatement qu’à Sa Majesté , voussavez combien i’esprit de républiques’en est emparé s & combien il a en-traîné de maux, ou du moins d’inuti-lités. f Académie des Sciences seroitbientôt anéantie , si elle tomboit dansquelque chose d’approchant {d). Pen-sé) Je n’ai point cru devoir supprimer cetendroit; ç’auroit été manquer à la fidélité d’unEditeur. Mais j’avertis que M. l’Abbé Bignondoit être suJpect fur le compte de l’AcadémieFrançoise. ]1 vouloit la mettre sur le pied deJ’Académie des Sciences & dc celle des Belles-Lettres, & lui donnera peu prés les mêmes ré-glemens , sur-tout y mettre une classe d’Hono-raires. Mais il éprouva une opposition constante dela part des principaux Membres de cette Com-pagnie, entr’autres de MM. dc Dangeau ; & sonprojet n’eut point ti’exécution.
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