LETTRE XXXVII.
De M. le Comte de Ma ure pas.
Versailles, 9 Janvier 1730.
E conviens, Monsieur, qu’il faut que
tV le savant Moulin (e) aille toujours,& qu’il aille bien ; mais pour cela même ,il faut que celui qui l’a íì bien conduitdepuis long temps , ne s’en dégoûtepoint & continue a’y donner ses íoins,au moins juíqu’à ce qu’i! ait mis un íuc-cefleur en état de faire moins regretterfa perte : elle fera toujours allez sensi-ble. C’est la réponse que je ferai tou-jours à votre proportion, Lc c’est celleaussi que vous feront sûrement, comme;moi, tous ceux qui s’intérefferont véri-tablement à la gloire de l’Académie. Jene puis vous empêcher de communiquervotre projet à M. le Cardinal di Fltury& à mon pere (f); mais j’ai plusieurs
(e) L'Académie des Sciences. M. de Fonre-r.elle demanda alors à quitter le Secrétariat decette Compagnie ; mais il ne l'obtint qu’en1740.
(f) M. le Comte de Fontcfiartrain , fils duChancelier.