DE M. DE FONTENELLE.combien M. de Fonienelle étoit capabled’une amitié, sinon tendre & affectueu-le, du moins solide & effeóHve.
Madame de Forgeville méritoit bienune pareille amitié. Elle étoit bonne ,obligeante , désintéressée , généreuse ;on ne lui a reproché que d’être un peutrop flatteuse, & il est vrai qu’elle cher-choit à plaire. Parlant un jour à M. deFonumllt de ce prétendu défaut, il luidit qu’on le lui avoit reproché aussi ;mais qu'il s’étoit bien gardé de s’entrop corriger.
Madame de Forgeville étoit encore très-serme, très - courageuse , très-gaie; &elle avoit eu besoin de l’étre. Sa mere,restée veuve de bonne heure , & natu-rellement processive , avoit sort dé-rangé les affaires de ses enfans. Aprèsfa mort, Madame de Forgeville fut d’ungrand secours à ses deux frétés , dontelle étoit aînée (m ). Mais , malgrétoutç son activité , toute son intelligen-
(m) Le cadet, M. le Chevalier dc Fjrce.n/x ,moumt , il y a quelques années. L’un & l'autreavoicnt été Mousquetaires. L’aîné , qui demeu-roit avec fa íoeur, ne lui a survécu que onzejours étant mort le 17 du même mois d’Octobre,& de la même maladie, de la perte vérole.